Affichage des articles dont le libellé est Angleterre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Angleterre. Afficher tous les articles

mercredi 27 avril 2022

Oxford - Le musée d'histoire naturelle.

Kikoo ! 

J'ai eu la grande joie, dernièrement de réaliser l'un de mes rêves touristique : Visiter la ville d'Oxford ! 

Les photos que j'ai réalisé avec mon réflexe numérique n'ont pas encore été post-traitées. J'attendrai, pour cela, d'avoir un outil plus performant et adapté que l'antiquité qui me sers d'ordinateur. 

En attendant, je vous propose un tout petit aperçu des collections que l'on peut découvrir en visitant le musée d'histoire naturelle de l'Université d'Oxford. 

Le musée : une courte présentation : 

Le musée d'histoire naturelle de l'université d'Oxford possède une collection d'importance internationale de spécimens et d'archives d'histoire naturelle dans un exemple époustouflant d'architecture néo-gothique.

Il abrite un programme dynamique de recherche, d'enseignement et d'événements axés sur les sciences de l'environnement naturel. Le musée d'histoire naturelle de l'Université d'Oxford a été créé en 1860 pour rassembler des études scientifiques de toute l'Université d'Oxford. Aujourd'hui, le musée continue d'être un lieu de recherche scientifique, de collecte et de travail sur le terrain, et accueille un programme d'événements, d'expositions et d'activités pour le public et les élèves de tous âges. 

Les points forts des collections incluent le premier dinosaure décrit scientifiquement au monde - Megalosaurus bucklandii - et le célèbre dodo d'Oxford, le seul reste de tissu mou du dodo éteint. 

Le musée fait partie des jardins, bibliothèques et musées de l'Université d'Oxford et est supervisé par le conseil des visiteurs et soutenu par des associés honoraires. L'accès au musée est donc gratuit ! Une urne placée à l'entrée du musée permet aux visiteurs de faire un don pour soutenir les différents travaux de recherche et l'entretien du musée. 

Ce que j'ai aimé. 

Les différents stands d'activités pédagogiques où il est possible de (re)découvrir quelques connaissances de bases. La photo ci-dessous montre comment Elizabeth et moi-même avons été invité à tester nos connaissances concernant la croissance du papillon. Nous devions replacer les "figurines" à leur place, depuis le stade de l'oeuf jusqu'à celui du papillon adulte. 




Pour les plus jeunes, au centre du musée, il y a des tables qui proposent des activités de dessins, de coloriages et de découpage.

J'ai aimé également que le musée présente des squelettes d'animaux toujours vivants et non pas seulement les traditionnels squelettes de dinosaures (que l'on pouvait voir aussi, évidemment). Si mes souvenirs sont justes, il n'y a, au musée de Vienne, que des animaux empaillés pour représenter la faune contemporaine.

J'ai particulièrement aimé la section dédié à la géologie. Je pense que vous vous en rendrez compte aisément en visionnant la galerie photo. 😉

Enfin, j'ai bien aimé l'architecture, même si, finalement, elle se retrouvait un peu noyée au milieu des collection. Je n'ai remarqué, par exemple, que les différents piliers qui soutiennent et ornent tout à la fois la grande salle, étaient tous différents (matériaux et ciselures) lorsque mon amie a attiré mon attention sur ce détail.  

Ce que j'ai moins aimé . 

J'ai trouvé à ce musée un côté un peu encombré. Surtout au rez de chaussé où finalement les vitrines étaient un peu les unes sur les autres, avec des allées étroites et des thématiques dont on ne savait finalement pas trop où elles commençaient ou et elles finissaient. Dans ce domaine, j'ai nettement préféré la visite du musée d'histoire naturelle de Vienne avec ses grandes salles lumineuses, aérées et à la fonction clairement définie. 

La Galerie photo: 


vers la galerie photo "musée d'histoire naturelle d'Oxford"
Cliquez sur l'image pour accéder à la galerie
"Musée d'histoire naturelle d'Oxford"

 

Voilà, je vous remercie de votre visite. 

N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire, par exemple quelle partie du musée vous auriez aimé visité ou quelle photo de la galerie vous avez particulièrement aimé.


lundi 6 mai 2019

[Photos] Le Mur d'Hadrien

Bonjour à toutes et tous !

Cet article sera le dernier concernant le petit périple que nous avons eu la chance de faire au cours de l'été 2017. Un périple de quelques petits milliers de kilomètres (Autriche, Pays-bas, Angleterre, Ecosse et retour) et le dernier voyage de notre chère C4 vert "normandy" à conduite anglaise.

La dernière galerie a été réalisée avec les photos que nous avons faites entre deux averses anglaises, le long du mur d'Hadrien.

Un Mur en ruine, mais chargé d'histoire... D'ailleurs, je ne résiste pas à la tentation de vous en apprendre un peu plus sur le sujet...


-------------------------- et hop, un peu d'histoire, donc --------------------------



C'est en 122 ap. JC que l'empereur romain Hadrien ordonna l’érection d'un mur dans le nord de ce qui deviendra - beaucoup plus tard - l'Angleterre. La construction a débuté par sa partie est, au niveau de l'embouchure du fleuve Tyne et fut achevée 6 ans plus tard sur les côtes de la mer d'Irlande. Ce qui représente une longueur de 80 miles romains - soit environ 117,5 km. Il est intéressant de noter que ses dimensions n'étaient d'ores et déjà pas égales à l'époque car dépendantes des matériaux de base dont disposaient les troupes. Ainsi, à l'est de la rivière Irthing, le mur avait été bâtit à l'aide de solides pierres de tailles ; il faisait 3 mètres de large et 5 à 6 mètres de haut. Par contre, à l'ouest de la rivière, le mur avait été originellement construit en turf - des mottes de terre herbues autrement appelé... gazon. Cette partie du mur ne dépassait pas les 3,5m de haut, mais était large de de 6 m (on reconstruisit cette partie du mur en pierre un peu plus tard). De nombreuses places fortes et tours d'observations avaient également été construit tout le long du mur : 80 fortins au total, soit une place forte tous les miles romains (ou à de chose près, les inégalités du terrain ne permettant pas toujours une telle précision) et 158 tours d'observations !

Les raisons qui ont amené l'empereur Hadrien à construire ce mur ne sont pas très claires. Son biographe officiel a certes écrit que l'empereur Hadrien "a été le premier à faire construire un mur de 80 miles de long pour séparer les romains des barbares", mais il n'en a jamais expliqué les motivations. Les historiens en sont donc réduits aux suppositions. Les "barbares du nord" causaient certes quelques troubles, mais le cout de construction et d'entretien d'un tel mur, sans parler du maintien des troupes sur place pour garder le mur se justifiaient-ils pour des raisons purement militaires ? Nombreux sont les spécialistes qui en doutent. D'autres objectifs plus politiques et économiques, paraissent plus raisonnables. Avec ce mur, l'empire romain obtenait en réalité un meilleur contrôle sur les allées et venues d'un côté à l'autre de cette "frontière". Car, de fait, il ne faut pas imaginer ce mur comme une limite infranchissable, bien au contraire les trafic y était plutôt dense. D'ailleurs, outre le contrôle de l'immigration que les "postes frontière" permettaient, l'empire romain en profitait pour prélever quelques taxes. Enfin, il existe une autre théorie selon laquelle le mur aurait été dressé simplement pour .. en mettre plein la vue. Il semblerait en effet qu'une fois érigé le mur ait été blanchi de telle manière qu'une fois exposé au soleil, il devenait visible des lieues à la ronde.

Bien que le mur d'Hadrien soit le seul véritablement resté dans les souvenirs, il est intéressant de noter que le successeur d'Hadrien a fait construire à son tour un autre mur, plus au nord (le mur d'Antonin). Mais sa tentative pour conquérir les territoires du nord s'étant soldé par un échec, le mur d'Hadrien devint à nouveau le symbole concret des limites de l'empire romain. Il l'était toujours lorsque l'empire romain fut forcé de quitter les terres britanniques en 410 de notre ère. Les archéologues pensent que le mur et certains de ses fortins ont continué de servir de place forte au cours du 5e siècle. Le mur fut cependant peu à peu abandonné. Laissé à l'état de ruine, il n'était pas rare qu'on vienne récupérer ses pierres pour l'érection d'autres bâtiments ou des routes comme ce fut le cas au 18e siècle.

C'est à partir du milieu du 19e siècle, que la préservation des ruines du mur d'Hadrien fut entamé. L'initiative en revient à un certain John Clayton qui n'hésita pas à racheter des terres tout le long du mur afin d'empêcher les fermier d'utiliser les pierres du mur pour leurs fermes. Mieux encore que ces rachats, il fit une si bonne gestion des terres qu'il avait racheté qu'il commença à faire des bénéfices. Ce qui lui permit d'entamer des travaux de rénovations. Après la mort de Clayton, il n'y eu malheureusement personne pour prendre la relève jusqu'au moment où le National trust (l'institution britannique qui gère les monuments historique) commença à s’intéresser au site.

Le Mur d'Hadrien a été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1987.

Il est désormais l'un des sites touristiques majeurs du nord de l'Angleterre. Un chemin de randonné suit les ruines du mur entre  Wallsend et Bowness-on-Solway. Le terrain étant de nature fragile, les randonneurs sont fortement encouragés à ne pratiquer cette randonnée qu'en été. Par ailleurs, gardez bien à l'esprit, si vos pas vous conduisent un jour dans ce coin du monde, que s'il n'est pas interdit de marcher sur le Mur, il vaut mieux s'abstenir de le faire si on ne veut pas prendre le risque de détériorer le site. D'avance, merci.


Cliquez sur l'image pour accéder à la galerie : "Mur d'Hadrien".



Merci encore de nous avoir suivi.
Je sais que certains d'entre vous, en voyant nos photos, on vu naitre en eux quelques projets touristiques. Je vous encourage vivement à mettre ces projets en place. L’Ecosse est une merveille, un coin du monde qui mérite vraiment le détour !